Rome veut imposer un blocus maritime aux bateaux des migrants
Le Conseil des ministres italien a approuvé, hier mercredi, un projet de loi autorisant la mise en place d’un blocus maritime, afin d’empêcher les embarcations de migrants d’atteindre les côtes du pays, en période de «pression exceptionnelle» aux frontières, dans un nouveau durcissement des mesures contre l’immigration irrégulière.
Le texte a reçu le feu vert du gouvernement et sera désormais soumis au Parlement, dans ses deux Chambres, avant son entrée en vigueur.
Le projet de loi prévoit que les autorités pourront interdire l’accès des navires aux eaux territoriales italiennes, pour une durée maximale de 30 jours, lorsque des embarcations de migrants représentent «une menace grave pour l’ordre public ou la sécurité nationale», notamment en cas de risque concret d’actes terroristes ou d’infiltration d’éléments terroristes.
Le blocus pourra être prolongé jusqu’à six mois. Le texte autorise, également, la suspension de l’accès aux eaux italiennes, en cas d’afflux massif de migrants, susceptible de compromettre la gestion sécurisée des frontières.
Les contrevenants s’exposent à des amendes pouvant atteindre 50 000 euros, ainsi qu’à la confiscation de leurs navires, en cas de récidive; une mesure qui semble viser, en particulier, les bateaux des ONG de secours en mer.
La coalition de la Première ministre de droite, Giorgia Meloni, a réaffirmé à plusieurs reprises que les opérations de sauvetage menées par les organisations humanitaires constituent, selon elle, un facteur d’incitation aux départs de migrants.